mercredi 31 décembre 2014

psychologie-orthophonie: l histoire d orthophonie

psychologie-orthophonie: l histoire d orthophonie: orthophonie orthophonie Orthophonie                                                                                               ...

samedi 8 juin 2013

l histoire d orthophonie

orthophonie orthophonie


Orthophonie                                                                                                                                 G.M
L’histoire  d’orthophonie
Le mot orthophonie apparaît sous l'impulsion du Docteur Marc Colombat(1797-1851) qui créa en 1830 l'Institut Orthophonique de Paris. Institut rééduquant uniquement des déficiences fonctionnelles: surdité, troubles d'articulation (bégaiement..).

  Cependant, la profession prit réellement son essor 100ans plus tard, en 1927, grâce à l'impulsion de la phonéticienne et grammairienne  Madame Suzanne Borel-Maisonny qui élargit le champs d'application des orthophonistes en y incluant la rééducation des troubles du langage.
   De cette initiative sont créés les premiers centres de formation en orthophonie et sont délivrées les premières attestations d'études d'orthophonie en 1955.

  Le 10 juillet 1964, la profession d'orthophonie est enfin reconnue: les orthophonistes appartiennent désormais au livre IV du code de la santé publique et un diplôme national, le Certificat de Capacité d'Orthophonie est institué conférant ainsi un statut légal à la profession.

  Depuis, il y a eu deux décrets de compétence: le premier fut instauré  le 25 mars 1965 et le second, signé par L.Jospin, E.Guigoux, et B.Kouchner, le 2 mai 2002 
L'orthophoniste est un professionnel de la santé: c'est un auxiliaire médical qui agit sur prescription du médecin.
Il rééduque les troubles de communication orale(bégaiement, zézaiement..)ainsi que ceux de de l'expression écrite (dyslexie..)

Son rôle consiste aussi à prévenir ces déficiences: en effet, un trouble à l'oral a de fortes chances de perturber l'acquisition du langage écrit,provoquant un handicap au quotidien; les orthophonistes sont sensibles au problèmes de l'illettrisme.
En effet les troubles de la communication nuisent à la bonne insertion sociale des personnes. La rééducation orthophonique a donc pour but la réinsertion de ces personnes dans leur milieu social: le thérapeute doit alors tenir compte de la dimension psychologique de ses patients ainsi que de leur environnement familial, social, culturel et économique.

De plus, l'orthophoniste peut-être amener à collaborer avec d'autres spécialistes de la santé tels que les Oto-Rhino-Laryngologistes, les psychologues, les kinésithérapeutes, les psychomotriciens, et même les infirmiers, assistantes sociales...selon les centres où il exerce.

L'orthophonie est donc un métier relationnel, tant avec les patients que les autres professionnels de la santé.

Mais l'orthophonie, en tant que profession du paramédicale comporte aussi un côté scientifique: connaissance du fonctionnement des unités fonctionnelles liées au langage (système nerveux, bouche, larynx...), utilisation de batterie de test (pour établir un nombre de séances par exemple).
L'orthophonie dans le temps 
L'Histoire de l'orthophonie est un domaine très peu investi, et les références historiques sont rares dans ce domaine. Pourtant, dès le XVIIIème siècle , des réflexions sur le sujet apparaissent en France, notamment sur la surdité et les « sourds-muets ».
 A l'époque, de nombreux médecins étaient déjà persuadés de l'efficacité d'une éducation cognitive chez les jeunes sourds ou retardés mentaux, ainsi que du caractère réversible de troubles du langage, tel le bégaiement.
Rappelons que l'apparition de l'orthophonie en France est due à l'impulsion définitive de Mme Suzanne Borel – Maisonny qui, grâce à la phonétique clinique, a pu apporter de la théorie et une nouvelle approche de la thérapie. Il y eut cependant avant elle de nombreux autres précurseurs à avoir investi le champ des troubles du langage et de la parole.
Chacun d'eux a participé, de près ou de loin, à la création de l'orthophonie et à ses objectifs de rééducation. 
Nous avons donc retenu quelques principaux noms qui illustrent l'émergence de notre discipline. 
  • Johann Conrad Amman (1669-1724)
Médecin suisse, il voua sa carrière à l'instruction des sourds-muets et s'est livré à de nombreuses recherches sur la physiologie de la voix et de la phonation. 
  • Jacob Rodrigue Péreire (1715-1780)
Jacob Rodrigue Péreire a été en France l'un des précurseurs de l’éducation des sourds et de l’orthophonie. Dans ses méthodes d'éducation et de rééducation, il privilégiait notamment la démutisation, la lecture labiale, l’apprentissage précoce de la lecture et utilisait une dactylologie adaptée à la langue française, rappelant les notions du Langage Parlé Complété. 
  • L’Abbé Claude-François Deschamps (1745-1791)
Ce religieux originaire d'Orléans, théoricien et praticien de l'oralisme est aussi l'auteur d'une méthode physiologique de rééducation du bégaiement.  Il ouvrit une classe pour les enfants sourds-muets d'origine modeste, et s'est ouvert à d'autres handicaps, en évoquant la possibilité d'éduquer de jeunes aveugles par le tact.  
  • Jean Marc Gaspard Itard (1774-1838)
Médecin et rééducateur, il consacra sa vie aux troubles du langage, quels qu'ils soient. Il s'est rendu célèbre par ses travaux rendus sur l'Enfant Sauvage, Victor de l'Aveyron, dans lesquels il abordait la pathologie mentale infantile dont il est devenu l'un des précurseurs les plus notables.
Médecin à l'Institut des sourds-muets de Paris, il s'est également révélé dans l'oto-rhino-laryngologie dont il est le pionnier, la surdi-mutité et l'éducation spécialisée. Il s'intéressa également et particulièrement à la démutisation des sourds. 
  • Marc Colombat de l’Isère (Vienne 1797- Paris 1851)
C'est Marc Colombat, médecin français spécialiste des vices de la voix et des troubles de la parole, qui en 1828, invente le terme «Orthophonie».
S'intéressant particulièrement aux organes phonateurs, il étudie notamment le bégaiement, et en 1830, fonde l'Institut Orthophonique destiné à soigner « toutes les maladies de la voix ».
Sacré Chevalier de la Légion d'Honneur, il publia de nombreux ouvrages consacrés à l'orthophonie, la médecine, la phonologie. 
  • Edouard Seguin (1812-1880)
Avec Jean-Marc Itard, il créa un programme d’éducation spécialisée à l’intention des enfants présentant un handicap mental, incluant une éducation du langage et de la parole.
Reconnu davantage pour ses travaux aux Etats-Unis, il y créa de multiples établissements d'enseignements pour enfants handicapés mentaux. 
  • André Castex (1851 – 1942)
Médecin oto-rhino-laryngologiste , il fut l'un des premiers à avoir ouvert une consultation spécialisée en orthophonie en 1903.
Il fut également l'éditeur scientifique d’un des premiers Traité d’Orthophonie dès 1920, et proposa une première classification des troubles relatifs à l'orthophonie, séparés en deux champs disciplinaires : les troubles de la parole et les troubles de la voix.
L'orthophonie moderne 
En presque un siècle, l'orthophonie française a évolué à bien des niveaux. Et près de cinquante ans après l'institution de l'enseignement de l'orthophonie en faculté de médecine, plus de 19000 orthophonistes sont diplômés en France. Chaque année, plusieurs centaines d'étudiants sont formés à la profession, dans dix-sept facultés de médecine, réparties sur le territoire français.
Les champs de compétences de l'orthophoniste se sont également étendus et actualisés, suivant leur temps et les nouvelles pathologies apparaissant dans la nomenclature des actes orthophoniques.
Les fondements de l'orthophonie moderne
Si les auteurs évoqués précédemment ont joué un rôle important dans l'apparition de l'orthophonie, c'est, en France, Madame Suzanne Borel-Maisonny (1900-1995) qui a fondé l'orthophonie moderne, il y a presque un siècle. 
Suzanne Borel-Maisonny était phonéticienne et grammairienne de formation. Appelée en 1926 par le docteur Veau, spécialiste de l'intervention des becs-de-lièvre à l'hôpital St-Vincent-de-Paul à Paris, elle observe certains de ses patients dans l'objectif d'un éventuel travail sur leur voix et leur articulation. D'un nouveau besoin médical, est née l'orthophonie.
Suzanne Borel-Maisonny prend alors en charge ses premiers patients, et publie en 1929 « Phonétique des divisions palatines », regroupant l'analyse de ses résultats. Cet ouvrage fut ce que l'on peut considérer comme le premier mémoire en vue de l'obtention du Certificat de Capacité d'Orthophonie.
C'est avec l'aide de quelques collaboratrices que Suzanne Borel-Maisonny va élargir son champ d'intervention à l'articulation et au bégaiement auprès d'enfants tout-venant. Du fait d'une démarche utile et cohérente, elle en vient à prendre en charge la parole, le langage et enfin la pensée-langage.
C'est ainsi que nous connaissons l'orthophonie aujourd'hui ; un métier qui influe sur la communication quelle qu'elle soit, et sur le langage dans chacune de ses composantes.

Une de ses nombreuses collaboratrices, Claire Dinville, se concentre au même moment sur les troubles de la voix et s'accorde à mettre en place des rééducations.
C'est en 1947 que la récente Sécurité Sociale accepte de contribuer à la remédiation des troubles du langage.
Les premières attestations d’études d’orthophonie ont été délivrées en 1955 à la suite des initiatives de Madame Suzanne Borel-Maisonny, d'abord à Paris et Lyon, puis à Bordeaux et Marseille.
Ce n'est cependant qu'en 1964, par la loi du 10 juillet, que la profession est réellement reconnue, en obtenant un statut légal. Un diplôme national est institué : le Certificat de Capacité d'Orthophonie.
Depuis cette date, les orthophonistes figurent, au même titre que six autres professions d’auxiliaires médicaux, au Livre IV du code de la Santé Publique.
Au même moment, à partir de 1952, Claude Chassagny étudie les mécanismes d'apprentissage de la lecture chez des enfants en difficulté scolaire ou sociale, à travers la Pédagogie Relationnelle du Langage. A son initiative sera créée l'Ecole de Formation des Rééducateurs de la Dyslexie en 1958.
C'est le 15 juin 1971 que la loi exige que ces rééducateurs de dyslexie soient intégrés à la profession d'orthophoniste, et par l'arrêté du 28 octobre 1971, qu'ils peuvent désormais exercer l'orthophonie dans leur compétence particulière.
Aujourd'hui, les étudiants en orthophonie suivent leur formation dans dix-sept écoles en France, toutes rattachées aux UFR (Unité de Formation et de Recherche) de médecine.
La formation est accessible après un examen d'aptitudes, qui est plus réellement un concours d'entrée. La sélection est relativement sévère, notamment car ces études attirent de nombreux jeunes, et que la politique du numerus clausus limite le nombre d'étudiants en formation.
Cette dernière s'élève à 1640 heures d'enseignement théorique au minimum et 1200 heures de stages pratiques et professionnels, réparties sur les quatre années universitaires. Un mémoire de recherches, soutenu publiquement en fin de 4ème année, vient clore cette formation.
Une nouvelle réforme des études devrait bientôt être appliquée et modifier ce cursus.
L'orthophonie aujourd'hui
L'article 1er du décret de compétence du 2 mai 2002 stipule que l'orthophonie consiste :
  • à prévenir, à évaluer et à prendre en charge, aussi précocement que possible, par des actes de rééducation constituant un traitement, les troubles de la voix, de l'articulation, de la parole, ainsi que les troubles associés à la compréhension du langage oral et écrit et à son expression ;
  • à dispenser l'apprentissage d'autres formes de communication non verbales permettant de compléter ou de suppléer ces fonctions.
On compte à ce jour en France plus de 19000 orthophonistes diplômés, exerçant leur pratique dans tout le pays. Ils ont pour tâche d'évaluer et de rééduquer si nécessaire toutes les pathologies du langage oral et/ou écrit, de la communication à travers des techniques, des aptitudes spécifiques et des approches relationnelles qui leur sont propres. 
Depuis 1992, leur rôle dans la prévention et le dépistage est reconnu, et c'est en 2002 qu'ils prennent toute leur place dans la politique de santé par la notion de transversalité des compétences. En effet, à partir de cette date, c'est l'orthophoniste lui-même qui décide du nombre de séances de rééducation nécessaire au patient, après la délivrance de la prescription de bilan par le médecin portant la mention « bilan orthophonique avec rééducation si nécessaire ». 
Ces dernières années, l'orthophonie a connu un véritable essor. Les candidats aux concours d'entrée ont été de plus en plus nombreux, et l'élargissement du champ de compétences, grâce à l'apparition de nouvelles pathologies dans la nomenclature et de nouvelles responsabilités, a rendu la profession plus « populaire ».
Malgré cet engouement récent, les orthophonistes sont encore trop peu pour répondre aux besoins grandissants de la population. En milieu rural, notamment, les temps d'attente pour un rendez-vous peuvent parfois s'élever jusqu'à plus d'un an.
Les courants de pensée orthophoniques 
Il existe en orthophonie différents courants de pensée qui animent et orientent la pratique orthophonique. Parmi ces courants de pensée, on en relève deux principaux : la psychologie cognitive et la psychologie de communication.

La psychologie cognitive
Ce courant de pensée, apparu dans les années 60 avec le développement de l'informatique, fait rapport aux neurosciences. De nombreuses recherches ont cherché à mettre en évidence la relation entre le fonctionnement psychique et le système de traitement de l'information.
Cette idéologie met donc en rapport les champs de la biologie, de la psychologie, de la linguistique et de l'informatique, afin d'étudier les différents mécanismes de pensée (mémoire, raisonnement logique).
Ce courant est en lien constant avec la neurologie et la linguistique et est à l'origine de la psycholinguistique, ainsi que des recherches sur le développement du langage. 
De façon pratique, les prises en charge orthophoniques se déroulent dans un cadre strict, et des évaluations régulières sont réalisées.
Il s'agit ici de travailler sur des compétences très ciblées, par exemple, la phonologie.
La psychologie de communication
Claude Chassagny (1927-1981) est à l'origine de ce courant idéologique. Il a mis en place ce qu'on appelle la Pédagogie Relationnelle du Langage (PRL). Pour Chassagny, l'inconscient est à prendre en compte dans tout travail thérapeutique et relationnel. Les difficultés de langage sont considérées comme un symptôme; le sujet se construit pour répondre ou réagir à une situation de conflit psychique.
La Pédagogie considère le langage comme constitutif de l'être humain, et son but principal est d'accueillir le symptôme sans que celui-ci ne devienne l'objet central de la rencontre.
Ce courant idéologique accorde beaucoup d'importance à l'estime de soi, à la confiance en soi et en l'autre.
En pratique, la rééducation se situe dans une dynamique, un temps, un espace.
La rééducation va donc se baser sur l'échange entre le patient et l'orthophoniste, s'adaptant à chaque patient, à son trouble, à son rythme.